Le Secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, Monsieur AHIYA Barakpété, a présidé, ce vendredi 24 avril 2026 à l’auditorium des trois ministères, une rencontre d’échanges avec les responsables des organisations socioprofessionnelles signataires des conventions-cadres de partenariat.
Organisée par le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (SP-CSETFP), cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des réformes engagées dans le sous-secteur de l’ETFP. Elle visait à évaluer la mise en œuvre des conventions, faire le point sur le placement des apprenants en stage, identifier les difficultés rencontrées et proposer des solutions pour améliorer le dispositif.
Dans un contexte où l’ETFP constitue un levier stratégique pour l’employabilité des jeunes, le Gouvernement a engagé plusieurs réformes majeures, notamment l’institutionnalisation des stages en milieu professionnel et le développement de la formation en alternance. Ces initiatives visent à rapprocher la formation des réalités de l’entreprise et à faciliter l’insertion professionnelle des apprenants.
Cependant, le suivi du SP-CSETFP met en évidence des difficultés persistantes, notamment la réticence de certaines structures d’accueil à recevoir des stagiaires, ce qui limite l’atteinte des objectifs fixés.
Dans son intervention, Monsieur AHIYA Barakpété, représentant le ministre, a salué les efforts déjà consentis par les acteurs de l’éducation et les partenaires socioprofessionnels. Il a, ensuite, rappelé que la réussite des réformes engagées reposent sur une collaboration étroite et durable avec le monde de l’entreprise. À cet effet, il a exhorté les organisations partenaires à jouer pleinement leur rôle en facilitant l’accueil et l’encadrement des apprenants, condition essentielle pour une formation de qualité et un développement économique inclusif.


Les échanges ont également permis de revisiter les engagements des conventions-cadres, qui visent à familiariser les apprenants avec leur futur environnement professionnel, améliorer la qualité des formations, faciliter l’insertion dans la vie active et promouvoir l’auto-emploi. En retour, les partenaires sont invités à assurer un encadrement rigoureux et des conditions de stage adaptées.
Pour sa part, la Secrétaire permanente du SP-CSETFP, Madame TCHASSANTI Nana Sandou, a rappelé que depuis 2021, les réformes telles que le stage et l’alternance contribuent progressivement à rapprocher la formation du monde professionnel. Elle a souligné que le partenariat avec le secteur productif demeure essentiel pour renforcer la qualité de la formation et l’employabilité des jeunes.
En termes de résultats, des progrès notables sont enregistrés : le taux de placement en stage est passé de 25 % en 2021 à 72 % en 2024. Toutefois, cet avancement, bien qu’encourageant, appelle à intensifier les efforts pour atteindre l’objectif de 100 % de placement des apprenants.
Ainsi, cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement du partenariat entre le système de formation et le tissu économique, au service d’une insertion professionnelle réussie et durable des jeunes togolais.
